D'abord et avant tout.

C'est parfois un besoin, une envi affreuse, devorante, d'écrire quelquechose, quelquepart, à quelqu'un, à sois-même. Si j'essaye d'écrire, c'est par necessité. Pas pour que l'on me dise que je le fais bien. OpenHeart999 n'est pas une course aux compliments. Et croyez moi, là plupart de ce que je fais, j'aurai preferé ne jamais avoir à la faire. Ne me prenez pas pour quelqu'un de froid. Ne vous laissez pas avoir par le veritable côté des choses. OpenHeart999 est ma façon à moi de montrer ce que je cache, de cracher les choses. Car je ne peux pas tout garder en moi. Je n'en ai pas encore la force. Un jour peut être. Peut être ?

Maintenant, Elaniel et Moi avons une histoire à vous raconter ...

# Posté le mercredi 23 août 2006 07:03

Modifié le lundi 09 juillet 2007 19:49

J'aurai preferé aller en cours ...

J'aurai preferé aller en cours ...
Ca aurait pu être une journée ordinaire. J'aurai pu allé en cours, faire mon intero d'espagnol, etc ...
Je me reveille à 6H. Gros mal de gorge. Je m'étrangle en buvant de l'eau. Je tombe de mon lit en voulant me recoucher. Une impression de déjà vu ... Et on se rendort. Levé réellement à 8H, parce que " on est déjà en retard ! " Et oui, même dans ces moments là, ma chere grand mere reste polie. Pas interet à être " en retaaaaard ! " ...

Trajet. Trois heures de routes. Sms, coup de fil. Timide tentative de sourire.

On arrive chez ma tante. Ils commencent déjà à pleurer. C'est l'effet que ça produit, de voir un proche. Au debut je comprenais pas. Pourquoi ? Des qu'on voit quelqu'un, pourquoi se remettre à pleurer ? Heureusement, moi je suis fier et arrogant. Je pleure pas. J'attendrai d'être seul dans la salle à manger pour laisser couler des larmes silencieuses. Tata m'appelle. Un article sur le journal. Pour Maman. " Tu veux regarder ? " " Tout à l'heure ". On mange. On a de l'appetit, dans la famille. Bien que là, pour tout dire, on s'est tous contenté d'une seule et unique part de kiche. ( J'avou, on a mangé de la mangue et des fraises en dessert, et de la salade aussi ... ) Et puis on part, direction l'" eglise ". Plait-il ...

Bras qui depasse de la fenêtre. J'ai froid, mais ça vient pas de l'exterieur. Beau papa qui appelle. Ils arriveront apres nous. Ok. On se gare juste à côté de l'eglise, de travers, comme toujours. Papie ne sait plus tres bien conduire, et il a pas la tête à ça de toute façon. Il y a du monde. " C'est le petit Pascal ? Mon Dieu ce qu'il a grandit ! " Oui, de trois à quinze ans, on change, c'est vrai. Mais s'était pas bête de le faire remarquer ... " Tu te souviens de moi ? " " Oui ! " Non, je me souviens pas de toi. Mais si je te le dis tu pourrai mal le prendre. Donc je marche dans ma tête, adossé à la voiture de Papi. L'air de rien, je tend l'oreille, histoire de capter les petits commentaires. " Oh, à quinze ans ... Comme ça doit être dur pour lui ... Pauvre petit. " En gros quoi. Pas l'envi de me rappeler. Je sais que c'est dur. Je sais que j'ai que quinze ans. Mes potes qui arrivent. Non, mes amis. Parce que, mine de rien, ils ont fait trois cent kilometres, pour moi. Pour Elle. Elle vous aurait adoré encore plus qu'elle ne vous adorait déjà. Je craque. Pour la premiere fois devant tout le monde. Je suis le mouvement. Comment y resister ? Je pleure, pauvre de moi, pauvre petit Pascal incapable de rester droit, incapable de cacher sa peine. D'être fort. Papa pleure aussi. Je me sens mieux. C'est la premiere fois qu'il pleure, lui. A croire qu'il s'en foutait pas, finalement ... Alain arrive, Maman aussi. Ils posent le cerceuil. Les jambes sont lourdes, d'un coup. Incroyablement lourdes. J'ai pas regardé. Pas que je voulais pas. Mais j'avais trop de larme dans les yeux pour voir correctement. Plein de fleurs. Plein de mots. Plein de gens. Et moi. Mais surtout des gens. Encore et encore. Et qui insistent pour me serrer dans leur bras ! Pour me dire qu'ils sont avec moi. Que je dois être " fort pour elle " parce que " elle aurait " pas voulu te voir comme ça " Hochement de tête. Pour la forme ... Le cerceuil entre dans l'église. Faut le suivre. C'est moi qui me trouve juste derriere. C'est hasardeux, je vous assure. J'étais le plus pres de la porte à ce moment là. C'est ... Comment dire. Marcher derriere un cercueil que quatres hommes poussent, tout en sachant qu'à l'interieur de ce jolie bois, c'est votre seule et unique mere. Une envi de crier étoufer par un sanglot. Les gens qui me regardent. Stressant ... Il y en a plein, debout. Je marche dans l'allée, deux mains sur mes épaules. Je ne sais même pas à qui elles sont. Tant pis. On s'assoit. Deuxieme rang, parce qu'il n'y a personne au premier. Cousine à gauche, pere à droite, le reste derriere. Aller, vas y, le curé. Raconte nous ton histoire. Dis nous à quel point ma mere était belle, était forte et heureuse, toi qui ne la connais pas. Dis nous comme sa disparition nous remplis de peine, toi qui fait ton boulot. Et le Choeur, chantez des paroles de convenance. Que Dieu nous vienne en aide, Lui qui n'est surement pas responsable. Pendant une heure. Ou peut être une heure et la moitié d'une autre. J'ai perdu la notion du temps. Ah, c'est fini. Drole de coutume, faire un signe de croix avec un objet bizare au dessus du cerceuil. La petite piece dans la panier ensuite. On sort tous, enfin. Direction le cimetierre, et à pied. L'occasion d'étoufer quelques sanglos dans les bras de mon beau pere. On y est enfin. Oh quelle douleur, le simple fait de marcher. Le simple fait d'entendre les autres venir me voir. " Aller petit. Tu sais moi je la connaissais bien ta mere. Elle parlait que de toi. Oh Dieu seul c'est comme elle t'aimait petit. T'es beau, t'es jeune, t'as la vie devant toi, et .. " Blablabla ... Chouette. Je sais hein ... Ils posent le cercueil dans un trou de terre. On s'avance pour en jetter un peu. Alain vient et me met la chaine de Maman dans ma main ... Qu'il est precieux, desormais, ce petit fil d'or ... Moi je reste devant le trou, pour contempler durant d'horrible moment " Corinne Eme ". On vient me chercher, mais je les repousse. Je les repousse tous. Ils comprenent pas que c'est la derniere fois que je la vois de si pres ... Mais fallait bien que je parte un jour. Je vais pleurer un peu dans les bras de mes amis. Oui, je ne tient plus. Je suis pas assez fort pour tout contenir ... C'est comme ça, et voilà. Comme ils le disaient si bien " A quinze ans, c'est dur " .... On monte dans la voiture. On va rentré, reprendre notre pitoyable vie comme avant. Essayer d'avancer malgres cela, malgres ce manque qui me brule, qui me detruit peu à peu de l'interieur. Malgres le fait que plus personne ne repond à mes cris. On m'a dit qu'avec le temps, j'apprendrai à la sentir en moi. Mais quand je sors, maintenant, quand je regarde le ciel, à genoux sur le sol. Quand je la cherche dans les étoiles. Ce serait mentir que de dire que je la sens en moi. Elle manque. C'est insupportable. Mais je l'appelle. Je laisse plein de message sur son portable. Entendre le son de sa voix ... C'est une cruelle consolation. Je n'ai plus que ça. Moi je ne pensais pas à dire " je t'aime ". A dire que s'était ma maman, et que même si je lui montrai pas, bah je l'aimais. Je l'appelais pas tout les jours. J'avais pas tout les jours envi de lui parler. J'avais le temps, que je pensais. Elle allait pas s'envoler. Pourtant, j'ai vu comme la mort pouvait arriver vite. Ca n'a pas fait tilt. Ca arrive qu'aux autres, ce genre de choses. Maintenant, faut vivre. C'est une obligation. On y echappe pas. Faut vivre sans attendre un coup de telephone, un rire, une main, un regard ou un sourire. Une maman.

Y arriverai-je ...

# Posté le mardi 12 juin 2007 13:48

Quand on nous demande de faire un " petit sonnet " ... Faut bien essayer quelquechose.

Quand on nous demande de faire un " petit sonnet " ... Faut bien essayer quelquechose.
Fermer les yeux, rêver pour ne pas l'oublier;
Graver son sourire, mon amour silencieux,
Jusqu'à defier le Ciel pour un mot d'adieux
Et voir un visage que je ne peux admirer.

Paraitrait-il qu'elle est là, au fond de mon être
Et que le mort n'est qu'une sinistre illusion,
Que les fleurs et les tombes ne sont que des poisons
Pitoyable à côté de ce qui vient de naitre.

Mon esprit craint-il autant notre verité ?
Explique moi la raison de mon etrange fierté
Qui m'interdit de jouer mon rôle d'enfant.

Puisse tu enmener la haut quelques souvenir
Nos émotions partagés, nos éclats de rire;
Et sache que rien ne me manque plus que toi, maman

# Posté le mardi 12 juin 2007 13:58

Remember ...

Remember ...
Devant un écran de PC. Le petit jingle d'msn qui indique qu'on a reçu un message ne se fait plus entendre. Seule la voix douce d'Amy Lee, mêlé à celle de Jonathan Davis ... Alors on ferme les yeux, et on reçoit une vague de souvenir dans la gueule comme on recevrait une putain de claque. Et on se noit. On voudrait l'éviter, cette vague, car on est pas pret à se souvenir. On est pas pret pour revoir les images. On a trop contenu, et c'est si simple d'exploser. Mais c'est trop tard. On y pense trop, et elle nous submerge, petit à petit, elle nous tient. Alors, on ferme les yeux, et on écoute les voix ...


_ Je te previens, c'est petit !
_ M'en fou de ça. Alain rentre vers quelle heure ?
_ Cinq heure et demi si ya pas d'embouteillage.
_ Ok.
_ Je lui ai demandé de m'expliquer comment on faisait pour les jeux sur l'ordi. J'ai noté sur un papier. Tient.
_ Merci ...

¤ A ce moment, on se dit : Oui, l'appartement est bien petit. Les jeux sur ordi, c'est le solitaire, la dame de pique. C'est pourris ... On est en pleine banlieue, en plus. C'est là toute premiere fois qu'on ' Y ' va ... ¤

_ Tu fais quoi de tes journées du coup ?
_ Bah j'regarde la télé, je m'occupe de la chienne. Me regarde pas comme ça ! Je me plais ici, je resterai pas sinon.
_ D'accord. Je dormirai où ?
_ Dans le clik-clak. Si t'as faim tu te sers hein ! Tu fais comme chez papi et mamie.
_ O-kay ...
_ Alain t'a acheter un ballon de foot, si tu veux aller sur le stade. Ya des jeunes l'apres midi. Ca va ?
_ Oui oui. Ca m'fait bizare d'être ici, c'est tout.
_ Et encore, j'ai rangé l'appartement. Alain fait attention à rien. Enfin, je pourrai pas raler si il était parfait.
_ Si tu veux tu peux ranger ma chambre.
_ Canaille !

¤ Maintenant, on rit. On a le droit, à cette époque, on a le droit de le faire sans aucun sentiment de culpabilité. Apres, on lui sautera dessus, et on se battra en riant, en riant encore, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus. On regardera un film à la télé, et on attendra qu'Alain rentre. ¤


On rouvre les yeux. Juste le temps de remarquer que personne n'est venu nous voir, personne n'a compris à quel point s'était important. Personne n'a remarqué que derriere un comportement qui n'a nullement changé, se cache des hurlement de douleur, des larmes, et des demande d'aide ... Le temps de remarquer que la chanson à changer, aussi. C'est Joey à la batterie. Slipknot-Gently. C'est une atmosphere à part. Puis on referme les yeux. Ca recommence.


_ Il me l'enleve aujourd'hui ?
_ Non, tu vas la garder un petit moment. C'est un simple controle, pour vois si tout va bien. Passe moi mon sac.
_ Tient.
_ Ceinture.
_ Déjà fait.
_ Chewing gum ?
_ Ouiiii !

¤ Elle demare la 205. Direction le grand large, pour voir si ma clavicule va mieux ... Puis salle d'attente, à côté d'une femme qui grogne, à se parler en chuchotant. ¤

_ Mais arrete de rire comment ça elle va comprendre ...
_ Tu peux parler !
_ Oui mais c'est moi l'adulte j'fais comme je veux.
_ Bah pour la peine tu m'acheteras le double en cadeau pour Noel.
_ Ouais, rêve tient. Si t'en as déjà un, ça sera pas mal.
_ J'hallucine. J'vais redevenir tout petit moi ! A l'époque j'avais plein de cadeau. Et la pile descend d'année en année. Ca touchait le plafond à cinq ans, ça rase le sol à treize. Bientot j'en aurai plus. Pire, j'devrai en faire. Quelle horreure.
_ Voilà, t'en feras à ta vieille mere qui sera dans un fauteuil roulant parce qu'elle sera toute ridée.
_ Creve pour que je te pousse.
_ Oh allé, pour ta ptite maman !
_ Non ! Et l'autre qui se remet à grogner en plus !!!

¤ Nouveau fou rire ... Jusqu'à ce que le docteur arrive. Tout se passe bien. On rentre. ¤


S'était sans necessité. C'est deux souvenir completement ridicule. Completement ... Banal ? C'est justement ce qui les rend extraordinaire à mes yeux. Quelquechose de simple, pour une situation effroyablement incroyable ... C'est se rappeler les bon moments avec elle. C'est aussi se dire qu'il n'y en aura plus ... Regarder une photo accroché dans ma chambre, un tableau qu'elle m'avait fait. C'est tellement dur. Et tout pil quand j'écris ça, " Dead Boy's Poem, de Nightwish. Rien que ce titre, ça me fait frissoner ... Bientot, je trouverai peut être le courage d'expliquer clairement. Oh, je craque. Vite avant d'en foutre partout.
POINT FINAL.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 17:03

Kuroshiro.

Kuroshiro.
X :
Et tu t'en remettra surement jamais, tu accepteras juste ta douleur
X :
Et c'est long
X :
Du moins je pense
† Elaniel † [ † Raito † ] O_O My Death Note ? So, First Name ... dit :
Je m'en remettrai.
X :
Si tu le dis
† Elaniel † [ † Raito † ] O_O My Death Note ? So, First Name ... dit :
Oui je le dis, et ya pas de " si tu le dis " à tendance ironique. Je m'en remettrai. C'est tout.

Maladresse, quand tu nous tient. Desolé, mais un rien, un tout petit rien, ça peut declencher quelquechose d'asser improbable.

Question. La douleur psychologique doit elle forcement s'accompagner d'un comportement adequat pour être réellement prise en compte ?

Reponse rapide et instantanée : Le jour où tu trouveras quelqu'un capable de remarquer que tu vas mal à la façon que tu as de forcé ton sourire, alors tu n'auras plus besoin de tendre la main.

En attendant, tu peux toujours allonger ton bras et tendre la main. Pousser un cri dans le silence le plus profond. Mais ça ne marchera pas. Ton bras sera toujousr trop court, ta main toujours trop loin. Ton cris toujours couvert dans leur esprit par l'echo de tes rires exprimés la vieil. Ici on fait tout dans l'êxtreme. Ya des normes, t'as qu'à rentré dedans.

Quand la memoire devient mon pire ennemi.
Et à la fois ...
Mon plus doux reconfort.

Kuroshiro, c'est bien trouvé. Le blanc et le noir. Le bien et le mal.

Deux opposés dans une seule et unique personne. Deux façon de vivre. Deux façon d'avoir mal. Deux façon de le cacher. Une seule et unique souffrance.

Fin de l'espoir de guerison rapide.


" Clik Clik : BOUM "

# Posté le mardi 11 septembre 2007 16:44

Modifié le mardi 11 septembre 2007 17:18